Alimentation en eau potable

Alimentation en eau potable

 

Dans le Morbihan, l’eau pour l’alimentation est prélevée principalement dans les cours d’eau et les plans d’eau, pour être distribuée par des réseaux interconnectés.

Elle est rendue potable dans des usines de traitement qui se perfectionnent pour respecter des normes devenant plus sévères. Diverses mesures protègent les prélèvements et plus généralement les bassins versants. Le prix de l’eau est relativement élevé dans le Morbihan.

Ressources et distribution

 Les besoins en eau potable du Morbihan représentent 50 millions de m3 par an, de l’ordre de 1 % de ce qui tombe en pluie ou qui coule dans les cours d’eau du département en année moyenne. Les consommations se sont stabilisées depuis une dizaine d’années, malgré l’augmentation du nombre d’abonnés, voisine de 2 % par an. La progression des abonnés est plus marquée dans la zone littorale et autour des pôles urbains.
 
85% des approvisionnements proviennent d’eaux de surface prélevées au fil de l’eau en rivière ou stockées dans des retenues. Les deux ressources principales sont la Vilaine avec la retenue d’Arzal, et le Blavet, dont les prises d’eau, échelonnées de l’amont de Pontivy à Hennebont, bénéficient des débits relâchés par la retenue de Guerlédan. Les captages d’eaux souterraines sont nombreux mais ne délivrent que de faibles volumes. Il existe une cinquantaine d’installations de traitement d’eau souterraine et une vingtaine d’autres pour les eaux de surface La distribution, sécurisée par des interconnexions, est assurée par des communes et des structures intercommunales qui sont regroupées dans un syndicat départemental, à l’exception des grandes villes (Lorient et Vannes). La quasi-totalité du département est desservie par le réseau public.
 

L’exigence de qualité

 Avant d’être distribuées, les eaux prélevées deviennent potables dans des usines de traitement dont le fonctionnement est confié généralement à des sociétés privées spécialisées. L’eau y subit une série de traitements qui la débarrassent de ses composés polluants ou désagréables, enlèvent les pathogènes et améliorent sa composition (dureté). Les traitements sont régulièrement renforcés notamment pour appliquer des normes qui deviennent plus sévères.
 
Les contrôles de qualité sont effectués par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) et disponibles dans chaque mairie. La qualité, tant bactériologique que chimique, est satisfaisante. Les dépassements des teneurs limites en nitrates au robinet sont devenus très rares, il n’y en a eu aucun depuis 2003. Le taux de conformité bactériologique est remarquablement élevé avec 99,7 % en 2006.
 
Les collectivités ont l’obligation de protéger leur ressource en eau potable en instaurant des périmètres de protection. Leur mise en place est très avancée, surtout autour des captages d’eau souterraine où ils sont particulièrement efficaces. Elle devrait être achevée avant la fin 2010. Pour les eaux de surface, cette protection est relayée par la prévention et divers programmes de reconquête de la qualité de l’eau sur les bassins en amont.
Le prix de l’eau dans le Morbihan est élevé en raison du recours à l’eau de surface, de la dispersion de l’habitat dans les zones rurales, de l’épuration poussée pour les eaux usées. Il est dû aussi à l’importance du tourisme qui rend la gestion de l’eau plus difficile, exigeant de lourds investissements et un réseau complet pour satisfaire les consommations de pointe ou pour l’assainissement.
 

La DDTMdirection départementale des territoires et de la mer et la politique de l’eau

 La DDTMdirection départementale des territoires et de la mer apporte son concours aux collectivités compétentes en alimentation en eau potable pour la mise en ouvre des programmes annuels d’investissement, l’assistance à la gestion des services d’eau, et la définition des politiques en protection et en aménagement de la ressource.