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#25novembre Lutte contre les violences faites aux femmes - Les dispositifs en place dans le Morbihan

 
 
#25novembre Lutte contre les violences faites aux femmes - Les dispositifs en place dans le Morbihan

 

[#25novembre - Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes]
#NeRienLaisserPasser #ArrêtonsLes

530, c’est le nombre de plaintes déposées auprès des services de police et de gendarmerie pour violences faites aux femmes dans le #Morbihan depuis le début de l’année 2017.

Ce sujet est devenu une priorité pour la justice et les services de sécurité. Charlotte Crépon, directrice de cabinet du préfet du Morbihan, François Touron, procureur de la République de Vannes, le lieutenant-colonel Philippe Phavorin du groupement de gendarmerie et deux associations d’aide aux victimes, l’ADAVI et le CIDFF, ont tenu une conférence de presse le 24 novembre dernier à la brigade de gendarmerie d’Elven. L’occasion de rappeler les dispositifs mis en place dans le département afin de lutter contre les violences faites aux femmes, souvent commises dans le cadre familial.

Le rôle des gendarmes et policiers spécialement formés à l’accueil de ces femmes en souffrance est de les écouter, les protéger, les accompagner et leur faire prendre conscience de la situation.
 La maréchale-des-logis cheffe, Corinne Bru, correspondante territoriale de prévention de la communauté de brigades de #Questembert, complète « on leur dit qu’à partir du moment où elles viennent, elles ne seront plus jamais seules pour faire face aux violences ». « Les femmes mettent longtemps à s’apercevoir qu’elles sont victimes » rapporte Paule Charles du Centre d’information des droits des femmes et de la famille (CIDFF), « elles ont un cheminement à faire et les associations sont là pour les aider et les guider. »

Le dépôt de plainte est souvent l’acte salvateur pour les victimes de violences qui souhaitent sortir de cette spirale mais redoutent la réaction de leur conjoint ou tout simplement l’explosion de leur cellule familiale. Les gendarmes précisent que tous les dépôts de plainte ne sont pas suivis de procédures. De plus, près de deux tiers des affaires se terminent bien. Malgré tout, un suivi de ces situations est systématiquement mené, une simple main courante étant toujours mentionnée aux services sociaux qui prennent ainsi la suite des forces de sécurité.

Les faits les plus graves sont amenés devant la justice. Le parquet de Vannes a traité 112 dossiers de violences depuis début 2017. François Touron, le procureur de la République de Vannes, précise que « la victime doit souvent être protégée malgré elle, ce qui n’est pas simple ».
 Des procédures d’urgence existent et sont utilisées pour garantir cette protection. Pour les personnes particulièrement menacées, des « téléphones grave danger » permettent une intervention extrêmement rapide grâce à la géolocalisation.

La réponse pénale est choisie dans 60% des cas. Pour les 40% restants ce sont des mesures alternatives qui sont retenues comme la médiation pénale. Très efficace, elle permet de restaurer un lien et parfois de sauver des couples.

Les forces de l’ordre et les associations encouragent toutes les femmes victimes de violences à prendre contact la brigade de gendarmerie ou le commissariat le plus proche.
 - En cas d’urgence, deux numéros : le 17 et le 39-19
 - Un site internet > http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/
 - Le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles du Morbihan (CIDFF 56) offre conseil et accompagnement aux femmes qui subissent des violences > http://www.cidff-morbihan.fr/ 
 - L’ Association D’Aide aux Victimes d’Infractions pénales du Morbihan (ADAVI 56) propose une assistance juridique et/ou psychologique, ainsi qu’une aide dans les démarches administratives. Un service gratuit et confidentiel pour toutes les personnes victimes d’une infraction pénale (violences conjugales, agressions sexuelles ou non, viols) > http://adavi56.com/

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